A Montargis, la vie maçonnique a commencé au XVIIIe siècle. La première loge, "La Madeleine" est fondée en 1767. A la même époque, il existait également des loges à Ferrières, Gien et Chatillon-Coligny. Un second atelier du GODF fut créé à Montargis sous le titre "Les Disciples d'Hérédon" en 1787.


Ces loges sont principalement composées de bourgeois et de nobles de province ainsi que de religieux.

La Révolution de 1789 conduit les loges de Montargis à ralentir leur activité même si plusieurs députés de Montargis aux Etats-Généraux étaient franc-maçons.
La vie maçonnique ne reprend vraiment qu'en 1793 avec la fusion des deux loges sous le titre "Les Hospitaliers d'Hérédon et de la Madeleine" avant d'être à nouveau interrompue par la Terreur pendant laquelle les locaux de la loge furent mis à sac.

A Montargis, l'activité maçonnique cessa de 1793 à 1809. Les Hospitaliers d'Hérédon et de la Madeleine relancent leur activité dans les premières années du XIXe siècle mais dès 1915 la loge ne se réunit plus.

Sous la Seconde République, "l'Humanité du Loing" fondée en 1849 participe à la diffusion des idées républicaines mais elle ne survit pas à l'instauration du Second Empire. Elle est dissoute par le pouvoir dès le 7 décembre 1851, 5 jours seulement après le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte.

L'Humanité du Loing est réveillée au début de l'année 1914 mais l'élan est aussitôt brisé par la première guerre mondiale et par une violente campagne anti-maçonnique menée par un journal local. La loge est définitivement mise en sommeil en 1921.

A la fin des années 20, des Frères veulent rouvrir une loge sur Montargis. C'est chose faite le 26 février 1928 avec la création de la loge "Les Fervents du Travail".

Pendant les années 30, la loge participe à la vie du GODF en proposant des rapports sur les questions soumises à l'étude des loges. A cette époque, le recrutement se faisait surtout parmi les fonctionnaires, commerçants et artisans attachés à la laïcité.

Pendant seconde guerre mondiale, la loge cesse d'exister. Certains Frères s'engagent dans les réseaux de résistance locaux.

A la libération, la loge est réveillée le 7 août 1945 après que chaque Frère eut rempli un dossier sur ses activités pendant l'occupation. Un seul membre des Fervents du Travail se voit refuser sa réintégration.

La reprise est difficile et en 1959, l'activité de la loge est suspendue avant de reprendre en 1964. Elle n'a plus été interrompue depuis cette date.

Deux autres loges ont été créées à partir des Fervents du Travail, l'une sur Montargis, l'autre sur Gien.